notre homme pour les cas complexes

Notre homme pour les cas complexes

Manu Ferrari est diagnosticien d’automobiles. Il examine les dysfonctionnements du véhicule et effectue des réparations complexes. Son outil de travail est l’ordinateur.

Dès son enfance Manu Ferrari s’intéresse aux voitures. Conséquence logique : il apprend le métier de mécatronicien d’automobiles. M. Ferrari travaille ensuite 3 années dans le métier. Puis, en 2011, il débute une formation en cours d’emploi de diagnosticien d’automobiles, qu’il termine par l’obtention du brevet fédéral. Un jour par semaine Manu Ferrari suivait les cours à l'UPSA Vaud, et après sa journée de travail à l’atelier, il étudiait à son domicile. « C’était une période astreignante, mais cela en a valu la peine », dit-il en rétrospective. M. Ferrari pratique le métier dont il a toujours rêvé. « Que demander de plus ? »

Le diagnosticien d’automobiles tient une fonction clé à l’atelier. Manu Ferrari est l’homme providentiel pour les cas difficiles. Sa mission consiste à identifier et à supprimer de manière fiable les pannes complexes des composants et systèmes du véhicule à l’aide d’outils techniques. Pour ce faire, il doit connaître le véhicule de « A à Z » : mécanique, électrique, électronique de confort et de sécurité, systèmes d’aide à la conduite et infodivertissement. Son outil de travail par excellence est l’ordinateur portable, un appareil de test spécifique à la marque, connecté à la fiche OBD du véhicule pour démarrer la recherche d’erreurs. (OBD = On-Board-Diagnose, diagnostic à bord). Si le profane pense maintenant que l’ordinateur localise seul le dysfonctionnement, c'est faux. « Ça serait génial, rigole M. Ferrari. L’ordinateur ne fournit que des informations donnant une idée de l’éventuelle cause. » Souvent, l’appareil de test ne montre que les conséquences du dysfonctionnement et non sa source. En outre, les systèmes de commande de la voiture ne sont pas tous accessibles via le logiciel. Ici, la capacité d’analyse du diagnosticien d’automobiles est demandée. « C’est toujours un bon sentiment d’avoir résolu un problème complexe à la satisfaction du client. », explique M. Ferrari. Figure également dans ses tâches : la formation et le suivi des jeunes apprentis.

Les nouvelles voitures comprennent de plus en plus d’électronique pour rendre les véhicules encore plus sûrs et plus confortables ou, par exemple, répondre aux normes antipollution toujours plus strictes. La formation du diagnosticien d’automobiles ne se termine donc jamais. Manu Ferrari doit constamment suivre des formations spécifiques à la marque, « sinon vous êtes rapidement hors circuit ».